Elle se dresse au pied d’une colline qui n’a rien de déplaisant. La couronne de montagnes qui semble lui donner un air morose pourrait pourtant laisser croire le contraire. L’air y est très sain et, par conséquent, les habitants sont en bonne santé et de bonne constitution. Il ne faut pas s’attendre à ce que Servius écrive le contraire dans Virgile (11).
La grandeur matérielle de l'ancienne Atina est encore visible aujourd'hui à travers les vestiges de ses remparts en ruines. Le périmètre de la première muraille est d’une étendue surprenante. Elle part du pont, aujourd’hui détruit par les inondations ; elle tourne vers l’ancienne porte, qui donne sur la route menant à la Villa del Peschio, et vers la colline dite ’ de’ Monumenti », en direction des anciennes sépultures qui s’y trouvent (1o). Ce même mur encerclait la ville avec une porte donnant sur le fleuve Molarini ; en quittant la rive de celui-ci, il s’étendait tellement qu’il donnait sur la quatrième Porte dite « del Sacco », qui correspondait à la Siège des Chevaliers. Puis il poursuivait son chemin vers la montagne appelée Saint Jean à la Vallée du Jourdain, là où se trouvait autrefois la cinquième porte et où passe aujourd'hui la rue qui mène à Monastère des Zoccolanti, qui étaient autrefois habités par les Cassini. La porte elle-même donnait sur cette même vallée, dans la rue de Portail, une rue étroite (d) et bien pénible. On aperçoit enfin la septième porte, en suivant le même mur au-dessus de la montée de la Torre vers le champ de la Fontana.
Ils embellissaient la Ville d'Atina les vastes temples érigés en l'honneur des différentes divinités vénérées par les païens. Ils sont évoqués dans la Chronique d'Atina celui de Saturne dont on a parlé plus haut, ceux de Janus (e), de Diane, de Jupiter, de Junon, etc.
(d) C'est un sentier dont la configuration est telle que Ladislas, vaincu par les Angevins, y fit face, avec les restes de ses troupes, à l'armée victorieuse, jusqu'à la faire battre en retraite : Ludovicus… se rendit à notre Chancellerie afin d’en faire sortir son armée ; mais comme Ladislaus avait fort bien fortifié cet accès, et que quelques hommes suffisaient à empêcher le passage d’une multitude, alors qu’il fallait traverser une vallée très étroite de 4 000 pas longue d’environ 4 000 pas, coupée par de hautes montagnes, encombrée de boue et de pierres, il dut, pour ne pas exposer ses troupes au danger, se retirer et abandonner le royaume. Palombo
(e) Le Temple de Janus a donné son nom à la Selva piana, aujourd'hui Settignana : À la villa, à lire dans la Actualités d'Atina, qui s'appelait Septembre de Janus, non loin de la Cité, où l'on vénérait des idoles en or et en argent de ce même Janus. On pense que c'est ici, tout près, que se trouvait la villa où il reposa Cicéron lorsqu'il part en exil, comme il le mentionne Valerio Massimo Livre I, chapitre 5, en disant : « La ville était en effervescence », racontait M. Cicéron alors qu’il se reposait dans une villa située dans la campagne d’Atina, etc.. Et Cicéron lui-même en parle au livre I, chapitre 28, des Divinations : « Comme lors de cette fuite, nous raconte-t-elle, glorieuse pour nous, mais désastreuse pour la patrie, je demeurais dans une certaine villa des Campi Atinatis, etc. ».