Celle de Diane, aujourd'hui consacrée à saint Silvestre, a été érigée par l'empereur Hadrien : Adrianus Imperator Atinam veniens, Templum Dianae continuo fecit in eo loco, ubi balnea dicebantur Imperialia, non longe ab Amphitheatro contra meridianam plagam, subtus viam Aquaeductus (Ib). Il y avait encore de magnifiques édifices publics, comme l'amphithéâtre construit selon le dernier bon goût de l'architecture romaine, la Piazza Antoniana, et les thermes avec un magnifique palais sur la colline près de l'église Saint-Ange.
Cette délimitation matérielle de la ville démontre en quelque sorte l'ancienne puissance d'Atina et cela raisonnablement Pline. (12) a fait l'éloge de sa puissance avec Virgile (13) et d'autres. C'est précisément cette confiance en leur force qui les poussa souvent à s'allier aux Samnites voisins, de sorte que le sort de ce peuple rebelle fut souvent le même. En effet, les Romains vengèrent l'affront et la disgrâce subis en 433 par Rome dans la vallée du Caudio, et Atina fut réduite en punition à une préfecture. Elle cessa d'avoir ses propres lois et le pouvoir d'élire des magistrats et commença à être gouvernée par des préteurs romains ou des préfets élus par eux. (14). C'est dans cet état qu'elle a perduré à l'époque de Cicéron, comme il l'atteste lui-même. (15): Hic, Il dit de Planco qu'il est très satisfait de la qualité de son travail, est è Proefectura Atinati... Hujus Proefectura, plena virorum fortissimorum, sic ut nulla tota Italia frequentior dici possit.
Quelques années plus tard, il est revenu Atina de se débarrasser du joug des Romains, en se reliant à nouveau aux’ Samnites. Mais en 441, elle fut réduite à son devoir par le Consul Junius: Adjiciunt Atinam, et Calatiam ab eodem (Junio) captas (16). Peu de temps après, Atina a retrouvé les Samnites. Onde Sp. Carvilio ayant entrepris le siège de Comino en 46o, détruite à ce moment-là, et a ruiné ses champs (17). Sous Nero lire Cologne, qu'il voulait y être déduit : Atina, muro ducta Colonia : duxit Nero Claudius Caesar (18). Dans cet état d'amitié avec les Romains, l'esprit martial des Ville d'Atina. En effet, les vertus et la bravoure des Athéniens, démontrées dans les charges et dans les expéditions contre les ennemis de la République romaine, incitèrent le Sénat à déclarer leur Cité Municipale. Il existe cependant une pierre tombale à Atina rapportée par Muratori p. MCII :
Q. HERIO. Q. F. TER. OCTAVIUS. IVSTO
PATRIOTE. MVNICIPI. FLAM. DIVI.
TRAIANI. AED. II VIR. II
QVINQ. Q. II. OB MERITA. EIVS
ATINATES. DEC. AVG. ARKANI. VI. VIR.
PLEBS. VTRIUSQVE. SEXVS. EX
REDITV. PECVVNIAE. LEGATAE
SIBI
L. D. D. D
Nous ne trouvons pas d'événements significatifs à Atina dans les siècles inférieurs. Ce n'est qu'au début du Ve siècle, ou au 42e, que nous apprenons avec horreur la destruction totale de la ville par le Arcadio. Ce sont les mots de la Chronique d'Atina, qui raconte le massacre : Quod (f) cum Imperator audisset, paravit exercitum valde terribilem... Cum fuissent ingressi, omnes, quos inveniebant trucidabant... Cives siguidem partim gladio corvuentes, partim fuga evaserunt ; quosdam vero duxere captivos. Imperator vero deputatis fossoribus, omnia moenia, et muros Civitatis pariter dirui fecit... Civitas vero cd solum redacta multis temporibus mansit inculta (1o).
(f) La Chronique susmentionnée, qui dominait à l'époque dans le domaine de l'éducation et de la formation, est devenue une référence en matière d'éducation et de formation. Atina le fils du’Empereur Arcadius et qu'à cause d'une insulte commise par lui contre une famille respectable, toute la ville se souleva et le massacra, après quoi l'empereur, furieux, réduisit en cendres la ville rebelle. Ce récit mensonger est contesté par les’Ughelli déclarant qu'il s'agit d'un conte de fées. Il dit en effet que le’Empereur Arcadius avait la seule Théodose, qui succéda à son père en 48, et régna avec Honorius, e Valentinien jusqu'en 449, date à laquelle il passe à l'autre vie. Ital. Sacr. Ep. Atin. C'est donc tout autre chose qui aura été à l'origine de cette ruine de Atina comme le montre l'évidence d'un tel anachronisme.